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Reyataz®

(Atazanavir)


Classe : Inhibiteur de la protéase


Fabricant :
Bristol Myers Squibb


Dispositions règlementaires :
AMM - Disponible en pharmacie de ville


Indications actuelles :
Infection par le VIH, en association avec d'autres antirétroviraux.
Initialement réservé aux patients prétraités, Reyataz est désormais aussi indiqué chez les personnes n'ayant encore jamais pris de traitement.


Présentation :
Gélules à 100 mg, 150 mg, 200 mg et 300 mg.


Posologie :
La posologie recommandée est de 300 mg (donc une gélule à 300 mg par exemple) une fois pas jour, à prendre avec une gélule à 100 mg de ritonavir (Norvir), au cours d'un repas.

Si le traitement associé comprend de la didanosine (ddI, Videx), celle-ci doit être prise 2 H après Reyataz.
Si le traitement associé comprend de l'efavirenz (Sustiva), la dose de Reyataz pourra être adaptée (augmentée à 400 mg une fois par jour, avec 100 mg de ritonavir).

Ce médicament n'est pas recommandé chez l'enfant ou l'adolescent de moins de 18 ans.


Contre-indications :
- Allergie à l'un des composants du médicament.
- Insuffisance hépatique modérée à sévère ;
- L'association du Reyataz avec certains médicaments ou produits est contre-indiquée : l'astémizole, la terfénadine, le midazolam, le triazolam, le cisapride, le pimozide, l'amiodarone, les alcaloïdes de l'ergot de seigle (l'ergotamine, la dihydroergotamine...), le vardénafil (Levitra), les préparations à base de plantes contenant du millepertuis.


Effets indésirables :
- Jaunissement de la peau et du blanc des yeux (ictère) : ce jaunissement est due à une augmentation de la bilirubine de type non conjuguée (hyperbilirubinémie non conjuguée) qui n'a, dans la plupart des cas, pas d'autre conséquence que la coloration de la peau.
- Troubles digestifs : nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhées, maux de ventre.
- Maux de tête, insomnie, fatigue
- Atteinte rénale ? Des cas de lithiases (calculs) rénales ont été rapportés avec Reyataz.
- La tolérance de Reyataz du point de vue des métabolismes des graisses et des sucres serait meilleure par rapport à d'autres antiprotéases telle que Kaletra. On manque encore cependant de recul pour conclure sur l'impact réel de cet avantage biologique du Reyataz. Malgré cela, la surveillance de la tolérance du traitement par Reyataz, au moyen de prises de sang régulières, demeure nécessaire.
- Troubles biologiques : augmentation des transaminases, augmentation de la créatine kinase, de la lipase et de l'amylase.
- Une augmentation du risque de saignement a été décrite avec les antiprotéases. Cela est particulièrement à surveiller chez les personnes souffrant d'hémophilie.


Précautions d'emploi :
- La surveillance hépatique et rénale régulière est nécessaire tout au long du traitement. La prudence est de mise chez les personnes présentant un trouble pré-existant au niveau du foie ou des reins.
- Attention aux interactions ! Elles sont potentiellement nombreuses et impliquent de ne pas mêler des traitements sans savoir. Elles sont possibles entre Reyataz et certains contraceptifs oraux, des médicaments des troubles de l'érection, la buprénorphine (Subutex)...
- Coût mensuel du traitement : environ 490 euros. Prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale.
- En savoir plus ? Consultez le résumé des caractéristiques du produit Reyataz.
- Une question, des remarques ? Un mail à !
- Sources : RCP/ Vidal ; EPAR validé par l'EMEA.

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