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Pour suivre l'évolution de l'infection à VIH : un pèse-personne

11 MAI 2009

Un pèse-personne pourrait permettre d'évaluer la progression ou la régression de la maladie chez des patients infectés par le VIH et sous antirétroviraux. C'est ce que suggère une étude publiée dans la revue AIDS, menée par des chercheurs de l'Institut Pasteur, en collaboration avec Médecins sans frontières.

Le suivi des patients sous antirétroviraux est coûteux et souvent inaccessible dans les pays défavorisés. Il est pourtant indispensable. D'où la recherche d'autres outils de suivi pour pallier à l'indisponibilité des tests de laboratoire. Le gain ou la perte de poids en est un.

Yoann Madec (Institut Pasteur) l'a expérimenté auprès de 2 541 Cambodgiens et 2 618 Kenyans, tous infectés par le VIH et suivis sur deux ans et demi pour évaluer la valeur pronostique du gain de poids. Les résultats sont convaincants. Une progression de la courbe de poids serait fortement corrélée à la survie. Trois mois après le début du traitement, ceux dont le gain de poids a été inférieur ou égal à 5 % ont une mortalité à 3 mois 6 fois plus élevée que les patients qui ont gagné 10 % de leur masse corporelle. La valeur pronostique du gain de poids est valable quels que soient le sexe du patient, le stade clinique lors de l'initiation du traitement antiviral, le taux de CD4 en début de traitement et le type de traitement.

Source : Institut Pasteur, “Weight gain at 3 months of ART is strongly associated with survival : evidence from two developing countries”. AIDS, 10 avril 2009. Yoann Madec et al..

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