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Fin du double test de dépistage du VIH et utilisation de tests rapides dans les situations d'urgence

08 JUILLET 2010

Un arrêté du 28 mai 2010, publié au Journal officiel du 9 juin et fixant les conditions de réalisation du diagnostic biologique de l'infection à VIH, marque la fin du double test de dépistage, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) d'octobre 2008.
Dorénavant, le diagnostic biologique de l'infection par le VIH 1 et le VIH 2 se fera en utilisant, dans les laboratoires de biologie médicale publics ou privés, un seul réactif au lieu de deux : ce test unique devra être un test de 4ème génération qui détecte de façon combinée les anticorps anti-VIH 1 et 2 et l'antigène Ag P24. L'analyse de confirmation n'est réalisée qu'en cas de résultat positif. En effet, comme l'indiquait la HAS, un résultat négatif « signe l'absence d'infection par le VIH, sauf dans le cas d'une exposition supposée au VIH datant de moins de six semaines ». Et en cas d'analyse de confirmation positive, un second prélèvement devra être réalisé.
Le texte fixe aussi les conditions d'utilisation des tests rapides dans les situations d'urgence. Le recours à un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) sera autorisé dans les structures médicalisées dans quatre situations d'urgence :
- En cas d'accident d'exposition au sang pour tester la personne « source » ;
- En cas d'exposition sexuelle récente pour tester un partenaire afin de proposer éventuellement un traitement post-exposition ;
- Au cours d'un accouchement pour une femme dont on ne sait pas si elle est infectée ou non ;
- En cas d'urgence diagnostique devant des symptômes évoquant un syndrome d'immunodéficience acquis (SIDA).
Ces tests rapides pourront être réalisés par les médecins exerçant en cabinet et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical. Les résultats devront être annoncés au patient au cours d'une consultation médicale individuelle. Tout TROD devra être obligatoirement validé, que la recherche soit négative ou positive, par un diagnostic biologique conventionnel. En cabinet médical ou en établissement de santé, le médecin devra mettre en place une procédure d'assurance qualité de réalisation des tests rapides comportant notamment l'accomplissement d'une formation pour pratiquer le test, l'interpréter et en remettre le résultat, de même que la formalisation des modalités de la prise en charge du patient en cas de positivité du test. Le consentement libre et éclairé du patient doit être recueilli.

Lire l'arrêté

Et le communiqué du ministère de la Santé

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