Stéatose hépatique chez les coinfectés
01 DECEMBRE 2006
Chez les patients infectés par le VIH, le syndrome de lipodystrophie et l´utilisation de certains antirétroviraux, en particulier certains analogues nucléosidiques, entraînent l´apparition de stéatose hépatique résultant d´un phénomène de surcharge en graisse des hépatocytes. En cas de mono-infection par l´hépatite C chronique, il été montré que la stéatose hépatique était un facteur de risque important de progression de la fibrose hépatique. Cependant, chez les patients co-infectés VIH-VHC, la relation entre stéatose et fibrose reste encore sujette à controverses. Les auteurs de ce travail rétrospectif ont cherché à mesurer la prévalence de la stéatose hépatique au sein d´une cohorte de 260 patients principalement contaminés par usage de drogue intraveineuse, d´en identifier les facteurs de risque et d´analyser le lien entre stéatose et fibrose hépatique. Parmi les 183 patients ayant bénéficié d´une biopsie hépatique, 69 % présentaient des signes de stéatose, cotée modérée à sévère chez 19 % d´entre eux. En analyse multi-variée après ajustement sur l´index de masse corporelle des patients, les deux facteurs associés à la présence de stéatose étaient une infection de génotype 3 et une utilisation concomitante d´analogues nucléosidiques. Par ailleurs, les auteurs montrent l´existence d´une association entre stéatose et fibrose hépatique. Cette étude souffre cependant de plusieurs biais méthodologiques, dont le fait que son design soit transversal et que beaucoup de facteurs de confusion soient ainsi mal maîtrisés. Elle a cependant le mérite de confirmer des résultats obtenus au sein de population à caractéristiques socio-démographiques différentes.
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