Inquiétudes en Océanie
DECEMBRE 2006
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) attire l'attention sur une possible aggravation de la propagation du virus du sida dans six nations insulaires du Pacifique sud. Les pays cités sont Fidji, Kiribati, Samoa, îles Salomon, Tonga et Vanuatu. Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et l'OMS tirent la sonnette d'alarme, car l'augmentation des cas d'infections sexuellement transmissibles (IST) dans les États et territoires insulaires océaniens menace de propager le VIH dans toute la région. Les enquêtes menées dans ces six nations, sur le VIH, les autres IST et les comportements sexuels à risque, indiquent que toutes les conditions sont réunies pour que le VIH se propage dans l'ensemble de la région océanienne. A l'exception de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le taux de prévalence du VIH dans les États et territoires insulaires océaniens est actuellement faible, voire nul. Mais cette situation pourrait changer du jour au lendemain si des mesures d'urgence ne sont pas adoptées pour lutter contre les IST. En outre, les comportements à risque des personnes qui voyagent entre la région océanienne et les pays voisins touchés par le VIH, comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et certains pays asiatiques, font craindre une accélération de la propagation du VIH. Les enquêtes ont révélé que les États et territoires insulaires océaniens étaient vulnérables au VIH pour les trois principales raisons suivantes : les populations connaissent encore mal le mode de transmission du VIH ; les rapports sexuels non protégés sont fréquents, en particulier chez les jeunes et le nombre de personnes ayant des partenaires multiples ou partenaires d'un soir est élevé.
|