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Syndrome métabolique en Amérique

FEVRIER 2007

Une augmentation de la prévalence du syndrome métabolique (défini par les auteurs de cet article comme l´association d´au moins trois anomalies parmi les suivantes : hypertriglycéridemie, taux bas de HDL-cholestérol, hypertension artérielle, obésité abdominale, hyperglycémie) a été fréquemment décrite chez les patients infectés par le VIH et traités par antirétroviraux. Au sein d´une cohorte de 477 patients américains dont l´objectif était d´évaluer la relation entre infection à VIH et nutrition, l´incidence du syndrome métabolique a été estimée à 1,2 cas par personne-mois de suivi. Les facteurs associés au risque de développer un syndrome métabolique étaient surtout l´utilisation du Kaletra® ou du Videx®. Dans la même cohorte, la prévalence du syndrome métabolique était de 24 % au moment de l´inclusion des patients, les anomalies les plus fréquemment retrouvées étant le taux bas de HDL-cholestérol (54 %) et l´hypertriglycéridémie (47 %). En comparaison à la population générale américaine (1 876 patients inclus dans une étude « Nutrition et Santé ») et après ajustement sur l´index de masse corporelle, la fréquence du syndrome métabolique n´était pas plus élevée en cas d´infection par le VIH. En revanche, chez les patients sous trithérapie antirétrovirale, le risque de présenter une hypertriglycéridémie était plus élevé que chez les patients infectés par le VIH non traités ou en population générale. Cette étude a permis d´évaluer l´incidence et la prévalence du syndrome métabolique en référence à la population générale et montre qu´aux Etats-Unis où le nombre de personnes obèses est très élevé, celui-ci n´est pas plus fréquent chez les personnes infectées par le VIH.


Jacobson D.-L., Tang A.-M.,
Spiegelman D., Thomas A.-M., Skinner S.

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