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Transfusion sécurisée

FEVRIER 2007
Le risque de transmission des virus du sida, des hépatites B et C et du HTLV (à l'origine de leucémies et de troubles neurologiques) lors de transfusions sanguines est désormais « très faible », selon un bilan publié dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Et ce grâce à l'amélioration constante de la sélection des donneurs, aux progrès du dépistage, et à toutes les mesures prises dans la population pour prévenir toutes ces infections virales. Entre 1992, un an après que l'affaire du sang contaminé eut explosé entraînant la mise en place de mesures draconiennes de sécurité transfusionnelles, et l'année 2005, le taux d'incidence du virus de l'hépatite B (VHB) a diminué d'un facteur 12, du moins chez les donneurs de sang connus, celui de l'hépatite C (VHC) d'un facteur 6 et celui du sida d'un facteur 3. Ces données reflètent l'amélioration de la sélection des donneurs au cours de ces quatorze années sans négliger l'impact d'une diminution probable de l'incidence de ces infections dans la population générale. Entre 2003 et 2005, sur les sept millions et demi de dons prélevés, 106 ont été détectés positifs pour le virus du sida (VIH), 132 pour le rétrovirus HTLV, dont plus de la moitié en Guyane et aux Antilles, 785 pour le VHC et 1 226 pour le VHB. Chez les nouveaux donneurs, les taux de prévalence du VIH et de l'HTLV sont restés stables durant cette période, alors que la fréquence des infections par le VHC ou le VHB diminuait. Lors du dépistage, sont recherchés des anticorps témoignant d'une infection par le VIH, le VHC ou l'HLTV ou la présence de l'antigène HBs pour l'hépatite B. En outre, pour le VIH-1 et le VHC, un dépistage génomique viral visant à rechercher la présence du matériel génétique du virus lui-même a été mis en place depuis juillet 2001. En quatre ans et demi (c'est-à-dire sur plus de 11 millions de dons prélevés entre juillet 2001 et fin 2005), ce dépistage supplémentaire a permis d'écarter quatre dons infectés par le VIH et cinq dons par le VHC qui étaient négatifs lors de la recherche des anticorps ou d'autres marqueurs du dépistage obligatoire.
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