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Hyperplasie nodulaire régénérative

28 MARS 2007
L'hyperplasie nodulaire régénérative (une pathologie hépatique rare) constitue une cause possible d'atteinte du foie chez les patients infectés par le VIH, selon une étude française publiée dans Aids. La plupart des atteintes hépatiques rencontrées lors de l'infection à VIH viennent des hépatites B et C, de la consommation d'alcool, d'un syndrome de résistance à l'insuline ou de la toxicité de certains antirétroviraux, dont surtout la didanosine (Videx®). Le Dr Vincent Mallet et ses collègues du service d'hépatologie de l'hôpital Cochin (Paris) détaillent dans l'article une nouvelle source d'atteinte chez ces patients, l'hyperplasie nodulaire régénérative.
Cette maladie rare, pouvant être vue chez les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque, se manifeste par une évolution proche de celle de la cirrhose (un saignement de varices œsophagiennes, une hypertension portale et des anomalies du bilan biologique hépatique). Elle diffère toutefois de la cirrhose par l'absence d'insuffisance hépatique et les nodules hépatiques ne sont pas entourés de fibrose.
Les chercheurs décrivent huit cas de patients séropositifs au VIH ayant cette hyperplasie nodulaire régénérative, dont deux sont en attente d'une greffe hépatique.
Une étude menée depuis par la même équipe semblerait impliquer des troubles de la coagulation dans la survenue de cette pathologie chez les séropositifs. Les médicaments antirétroviraux participent probablement à la survenue de l'hyperplasie nodulaire régénérative, notamment la didanosine. Parmi les huit patients étudiés, tous ont pris cet analogue nucléosidique par le passé.

Aids, vol. 21, n°2, p.187-192.
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