Lymphocytes et VHC
28 MARS 2007
Une équipe de chercheurs de l'Harvard Medical School (Boston) s'est intéressée aux réponses immunitaires chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC. Leur étude confirme l'hypothèse selon laquelle l'infection par le VIH aurait un effet délétère sur les réponses anti-VHC. Elle indique, en outre, que pour les rares patients dont la réplication du VHC semble contrôlée, le risque de rechute est très important. Une minorité des personnes infectées par le VHC ne déclarent jamais de maladie hépatique. Elles parviennent spontanément à éliminer le virus de leur organisme grâce à une puissante réponse immunitaire spécifique impliquant les lymphocytes T CD4. Ces cellules immunitaires étant celles infectées et détruites par le VIH, ce phénomène pourrait expliquer pourquoi l'hépatite C progresse généralement très rapidement chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC. Pour étudier cette question, Kim et coll. ont recruté 94 patients séropositifs pour le VHC, dont 47 chez lesquels le virus de l'hépatite était devenu indétectable et 60 qui étaient également porteurs du VIH. Les trente patients co-infectés par VIH et le VHC qui avaient réussi à contrôler leur charge en virus de l'hépatite avaient un niveau relativement élevé de lymphocytes T CD4 capables de reconnaître spécifiquement le VHC. Parmi ces trente patients, six ont cependant rechuté au cours de l'étude. Leur charge en VHC a soudainement augmenté à un moment où leur compte de lymphocytes T CD4 était en baisse. Ces rechutes sont dues à une résurgence du virus à l'origine de la première infection et non pas à une réinfection.
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