Accueil > Actualité

Facteurs de risque des maladies cryptogénétiques du foie

28 MARS 2007
Les maladies cryptogénétiques du foie (atteinte du parenchyme hépatique sans cause bactérienne, virale, génétique ou biochimique retrouvée et en l'absence de consommation alcoolique) sont très rares en population générale. Les auteurs de l'article ont postulé que l´élévation des transaminases non attribuable à une étiologie déterminée était moins rare chez les patients infectés par le VIH, et ils ont cherché à en évaluer la fréquence et à en décrire les caractéristiques. Au sein d´une cohorte espagnole de 3 200 patients, 17 présentaient une élévation des transaminases sans cause retrouvée. Tous ont reçu des antirétroviraux et 88,2 % d´entre eux étaient encore sous traitement au moment de l´étude (charge virale indétectable chez tous et taux de lymphocytes CD4 > 200 chez 16 d´entre eux). Dix d´entre eux présentaient une atteinte hépatique évoluée (niveau de fibrose évalué à au moins F3 en Métavir par biopsie hépatique ou élastométrie), et neuf patients ont développé des complications de cirrhose. Afin d´étudier les facteurs de risque associés à l´élévation des transaminases chez ces patients, ils ont été appariés à des patients témoins de même sexe, âge, et taux de lymphocytes CD4. Cette étude cas-témoins a montré une association significative entre le risque de présenter une élévation inexpliquée des transaminases et la durée d´exposition aux antirétroviraux en général (p = 0,05) et à la didanosine (Videx®) en particulier (OR = 1,05 par mois d´exposition, IC 95 % 1,008 – 1,09, p = 0,03). Donc, l´utilisation rationnelle des antirétroviraux doit prendre en compte le bénéfice en termes de réduction de la mortalité liée au VIH, mais aussi le risque iatrogène et la morbidité.
Maida I., Nunez M., Rios M.-.J., Martin-Carbonero L., Sotgiu G., Toro C.
© Arcat 2001-2008 - Mentions légales - Site réalisé par Presscode - Contact :