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Augmentation du risque de lymphome B par le VHC

AVRIL 2007
Cette grande étude prospective cas-témoins multinationale confirme le risque accru de lymphome B chez les patients infectés par le VHC. Les points forts de cette étude sont son caractère multicentrique (7 pays européens incluant des pays à faible et à forte endémie pour le VHC), le grand nombre de patients analysés (1 807 cas et 1 788 contrôles-témoins), l´exclusion des patients VIH et la confirmation par PCR de l´infection active du VHC. L´exclusion des sujets VIH est importante car certains ont suggéré que l´essentiel de la relation VHC-lymphome passait en fait par le VIH. Les cas sont des patients pour lesquels il a été diagnostiqué un lymphome. Les contrôles sont appariés aux cas sur l´âge, le sexe, le centre, le niveau d´éducation et la pratique éventuelle d´une toxicomanie. Les résultats confirment la relation entre la présence du VHC confirmée par PCR et un lymphome B mais non T ou non-Hodgkinien. Ce risque variait entre 1,6 fois et 2,3 fois par rapport aux témoins et était significatif chez les sujets de plus de 55 ans mais pas chez les plus jeunes. Le risque était le plus marqué avec le lymphome B diffus à grandes cellules (risque relatif 3,3 fois) alors que pour le lymphome B non-Hodgkinien, le risque relatif était de 2. Le risque pour des variétés plus rares de lymphomes n'a pu être analysé. Le génotype 1 aussi bien que le 2 augmentaient ce risque de lymphome B.
Nieters et al. Gastroenterology 2006 ; 131 :1879-1886.
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