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Le sodium, marqueur de gravité de la cirrhose

04 JUILLET 2007
Cette étude montre l´association entre l´hyponatrémie et les complications de la cirrhose dans une série prospective de 983 patients provenant de trois continents (Europe, Amériques et Asie). Seuls ceux avec cirrhose et ascite (clinique ou échographique) ont été inclus. 84 % des patients prenaient des diurétiques, donc il s´agissait probablement plus souvent d´ascite clinique que seulement échographique. La moitié des malades avaient une natrémie inférieure à 135 mmol/L et 22 % une hyponatrémie marquée <130 mmol/L. L´hyponatrémie marquée se rencontrait surtout chez les patients avec insuffisance hépatique sévère (Child C) et plus rarement chez ceux avec insuffisance hépatique modérée (Child B). La présence d´une hyponatrémie était associée à une prévalence plus élevée d´ascite réfractaire, de rétention hydrosodée (prise de poids dans le dernier mois, signant une mauvaise réponse aux diurétiques), insuffisance rénale, syndrome hépatorénal, encéphalopathie hépatique et infection du liquide d´ascite. Il n´y avait pas d´association avec l´hémorragie par rupture de varices œsophagiennes. Il y a donc une association très forte entre la présence d´une hyponatrémie et les complications de la cirrhose, surtout celles de l'insuffisance hépato-cellulaire. Le risque de développer des complications de la cirrhose est très élevé pour une hyponatrémie marquée (<130 mmol/l) mais il est significatif dès les hyponatrémies modérées (entre 130 et 135). Tout comme l´insuffisance rénale, l´hyponatrémie est donc un vrai marqueur d´insuffisance hépatique, mais il reste improbable que l´hyponatrémie en elle-même soit responsable de la survenue de ces complications. Reste à savoir si sa correction permet de traiter plus efficacement les patients avec des diurétiques.
Angelli P et al. Hepatology 2006;44:1535-1542.
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