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Le traitement du VHC chez les usagers de drogues actifs

04 JUILLET 2007
De nombreux médecins hésitent à recommander le traitement antiviral anti-VHC chez les usagers de drogues actifs en invoquant de nombreuses raisons : un risque de moindre observance, un risque de réinfection par le VHC, un risque d´effets indésirables plus nombreux et moins bien tolérés, et le fait que le pronostic à court terme dépend plus de la poursuite de la toxicomanie que de l´infection par le VHC. Cette étude australienne prospective, observationnelle et ouverte, montre que sous couvert d´une utilisation à bon escient, il s´agit là davantage de mythes que de réalités. Les auteurs ont étudié 50 patients infectés par le VHC et hospitalisés pour sevrage en opiacés entre 2002 et 2005. La plupart de ces patients, suivis dans une structure de soins spécialisés, ont été mis sous traitement substitutif par la naltrexone en implant sous-cutané et ont reçu soit du Peg-interféron (n=35), soit de l´interféron standard (n=15) en association avec la ribavirine pour la durée de traitement standard (6 mois pour les génotypes 2 et 3 et un an pour les génotypes 1). Le temps médian entre le début de la naltrexone et le début du traitement antiviral a été de 6 mois (0 à 36 mois). Le taux de réponse virologique prolongé était de 62 %, soit 70 % pour le génotype 3 et 53 % pour le génotype 1. Ces taux sont donc tout à fait comparables à ce que l´on obtient dans les essais cliniques chez des sujets non usagers de drogues. Et surtout, ceci a été obtenu malgré une poursuite de la pratique de toxicomanie occasionnelle ou minimale chez la plupart des patients. Les arrêts de traitement dus à une mauvaise observance ont été très peu nombreux (8 %). Les auteurs soulignent les avantages potentiels de la naltrexone par rapport à la méthadone car en effet, celle-ci réduit la production endogène d´interféron, augmente la réplication du VHC in vitro, et modifie la réponse immunitaire innée et adaptative aux agents infectieux.
Jeffrey et al. Hepatology 2007;45:111-117.
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