L´hépatotoxicité des non nucléosidiques
SEPTEMBRE 2007
L´augmentation des enzymes hépatiques est un des effets indésirables fréquents des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), en particulier avec la névirapine (Viramune®). Les facteurs déterminants de l´hépatotoxicité associée aux INNTI restent très controversés. Quelques études ont analysé l´impact des mutations génétiques des protéines plasmatiques transporteuses des métabolites des INNTI impliquées dans le catabolisme de ces médicaments, notamment en montrant le lien entre la variabilité génétique de certains cytochromes et les concentrations plasmatiques d´INNTI. Les auteurs de ces deux publications ont exploré une nouvelle voie de recherche en s´intéressant particulièrement à l´association entre une éventuelle hépatotoxicité chez des patients traités par INNTI et la présence de mutations du gène MDR1 codant pour la glycoprotéine P, qui elle, n´est pas impliquée dans le transport des INNTI. Les résultats de ces deux études menées sur deux populations différentes (l´une Américaine avec 62 patients sous forme d´analyse cas-témoins, et l´autre sous forme d´analyse de cohorte au sein d´un grand essai thérapeutique en Afrique du Sud) sont identiques : il existe une association significative entre la présence d´une mutation du gène MDR1 de type 3435C-T et une fréquence moindre d´effets indésirables hépatotoxiques. En revanche, aucun lien n´a été retrouvé avec la présence de mutations des cytochromes impliqués dans le catabolisme des INNTI. La variabilité génétique semble donc une voie importante à explorer dans la compréhension des mécanismes d´hépatotoxicité liés aux médicaments.
Ritchie MD, Haas DW, Motsinger AA, Donahue JP, Erdem H, Raffanti S, Rebeiro P. Clin Infect Dis. 2006 Sep 15;43(6):779-82.
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