ANRS PRIMO
05 DECEMBRE 2007
Cette étude porte sur 46 patients originaires d'Afrique subsaharienne et vivant en France, inclus dans la cohorte ANRS PRIMO (771 patients depuis 96). Elle montre que les taux de CD4 au moment du diagnostic de primo-infection sont significativement (p < 0,001) plus bas chez ces patients que chez les non africains (respectivement 362 vs 508 cellules/mm3 pour les hommes et 325 vs 651 cellules/mm3 pour les femmes). Le niveau de CV en revanche est comparable pour les deux types de population : 5,13 vs 5,08 log10 copies/ml (p = 0,5), de même que le délai depuis l'infection et la proportion de primo-infections symptomatiques. Ces taux plus bas de CD4 sont observés chez les patients africains, quel que soit le sous-type de virus considéré (B ; CRF02 et autres souches non B). Globalement, la différence ajustée selon un mode multivarié en fonction du sexe, de l'âge, du sous-type viral et de l'existence d'un tabagisme, est de l'ordre de 160 cellules CD4/mm3. Chez les patients non traités, ces taux de CD4 sont restés bas sur une période de suivi d'un an, alors qu'en cas de mise en route d'un traitement antirétroviral, la restauration immunitaire permet d'atteindre en 12 mois des niveaux de CD4 comparables à ceux obtenus chez les patients non africains.
C. Goujard, Le Kremlin-Bicêtre, Poster TUPEB004, IAS 2007, Sydney.
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