Le 21 avril dernier, apprenant le lancement, avant même l'avis de la CNIL, de la phase de test du logiciel Ardoise, l'Unals (Union nationale des associations de lutte contre le sida) et bon nombre d'acteurs de la lutte contre le sida ont demandé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, l'arrêt immédiat de l'application de ce logiciel sous sa forme actuelle.
L'Unals s'interroge en effet sur la pertinence, dans la rubrique intitulée « état de la personne », des données à caractère personnel faisant apparaître, directement ou indirectement, l'orientation et les pratiques sexuelles, les opinions religieuses ou philosophiques, l'appartenance syndicale ou l'état de santé de toute personne entendue par la police, qu'elle soit simple témoin, victime ou suspecte. Elle considère qu'un tel dispositif constitue une atteinte flagrante aux libertés individuelles et à la vie privée et peut conduire à la constitution de fichiers catégoriels, ouvrant ainsi la voie à de graves dérives discriminatoires.
Suite à l'annonce, le 24 avril, de la modification du logiciel Ardoise, l'Unals est rassurée par ce premier résultat, mais elle maintient sa pétition, afin de s'assurer de la suppression définitive des rubriques en cause. Poursuivant cet objectif, une lettre va être envoyée par l'Unals au ministère, demandant une réunion pour mettre à plat la présentation de ce logiciel.
Pour signer la pétition :
www.unals.org