Prix Nobel de médecine pour les chercheurs français !
06 OCTOBRE 2008
Un honneur tardif, mais mérité, a été rendu à Françoise Barré-Sinoussi pour ses travaux ayant permis la découverte du VIH, en 1983. Après la légion d'honneur en 2006, Madame Barré-Sinoussi se voit donc cette année décerner le prix Nobel de physiologie et médecine, auprès de Luc Montagnier, à l'époque directeur de l'unité de recherche ayant accueilli la chercheuse.
Le prix a été également attribué à l'Allemand Harald zur Hausen pour la découverte du papillomavirus humain, responsable du cancer du col de l'utérus et impliqué dans la survenue des cancers anaux.
Françoise Barré-Sinoussi est entrée à l'INSERM en 1975 avant de rejoindre l'Institut Pasteur, en 1988, où elle exerce toujours en tant que directrice de l'Unité « Régulation des Infections Rétrovirales ».
Ce prix est une opportunité pour rappeler que la recherche française a toujours été particulièrement dynamique dans le domaine de l'infection par le VIH.
Pourtant, malgré les avancées réalisées ces 25 dernières années, l'effort de recherche dans l'infection par le VIH demeure absolument indispensable : faut-il rappeler que l'on ne sait pas, actuellement, guérir de cette infection ? Que 33 millions de personnes vivent avec ce virus dans le monde, et jusqu'à 150 000 en France ? Que les décès imputables au sida atteignent le chiffre effrayant de 5700 par jour dans le monde ?
De toute évidence, la recherche - qu'elle soit fondamentale, clinique, épidémiologique, appliquée aux stratégies de prévention ou de dépistage, appliquée aux sciences sociales... - est la clef qui permettra d'avancer vers l'éradication de cette épidémie.
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