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Dépistage de l'hépatite
C et examen du foie
Comment faire plus simple?
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En France, le nombre de personnes atteintes
par le virus de l’hépatite C (VHC) est
estimé à 600000. 80 % d’entre elles
présenteraient une infection chronique susceptible
de progresser vers la cirrhose et le cancer du foie.
Près du tiers ignorerait sa séropositivité.
Si le dépistage du VHC en population générale
demeure à la traîne, le dépistage
au sein de populations peu enclines à la fréquentation
des lieux de soins, telle celle des usagers de drogues
par voie veineuse (UDIV), vulnérable face au
VHC, doit être davantage encouragé.
De même, le nombre de patients
recevant un traitement de l’hépatite C
serait bien inférieur au total des personnes
susceptibles d’en bénéficier. Des
obstacles aux soins perdurent; parmi eux, figure l’examen
préalable à la prescription d’un
traitement, la ponction biopsie hépatique.
Nous avons souhaité consacrer
ce numéro d’Hépatites actualité
aux techniques pouvant potentiellement simplifier les
étapes du dépistage et de l’examen
du foie; des techniques, pour la plupart en cours d’évaluation,
utiles aux UDIV et à toutes les personnes accédant
difficilement aux soins, mais dont l’ensemble
de la population pourrait certainement tirer avantage.
Simplifier le dépistage
La méthode classique de dépistage de
l’hépatite C nécessite une prise
de sang veineux, sur lequel seront effectuées
des recherches d’anticorps anti-VHC et de matériel
génomique du virus.
Dans certaines situations, notamment chez les UDIV,
le prélèvement de sang est compliqué
à mettre en œuvre (mauvais état veineux,
refus de se rendre dans un lieu de soins, etc.). En
outre, considérée comme un acte médical,
la prise de sang requiert les compétences d’une
personne (médecin, infirmier) maîtrisant
les risques de contamination.
Des techniques de dépistage de l’hépatite
C beaucoup plus simples, réalisables de façon
répétée, sans condition de lieu
ni de personne, pourraient permettre d’accroître
le recours au dépistage des personnes ayant un
accès aux soins difficile.
Les tests salivaires
L’utilisation de la salive pour un test de dépistage
du VHC présente plusieurs avantages : ni invasif,
ni douloureux, le recueil de salive peut être
réalisé par des personnels non spécialisés
et répété à l’envi.
En pratique, la personne mâche un coton, puis
celui-ci est placé dans une éprouvette
conservée à basse température.
Déjà utilisé dans le cadre d’études
épidémiologiques chez des UDIV en France
et en Grande-Bretagne (1), ce test a montré une
sensibilité décevante, d’à
peine 80 %. En revanche, celle-ci a été
estimée à 93,1 % par des chercheurs chinois
sur une population de (seulement) 86 patients (2).
S’il est relativement aisé de détecter
les anticorps anti-VHC dans la salive, il semble plus
ardu d’y déceler du matériel génomique
de virus (3). Malgré quelques hypothèses
de contaminations intrafamiliales par ce biais, la salive
n’est d’ailleurs pas « officiellement
» tenue comme un vecteur de transmission du VHC
(4).
Les tests capillaires
A l’instar des tests salivaires, les tests capillaires
sont déjà utilisés dans le cadre
d’études épidémiologiques
(Coquelicot, cf. JDs 158, pp. 15-17). Avec un dispositif
analogue à celui utilisé par les diabétiques
pour mesurer leur glycémie, une piqûre
est effectuée au bout du doigt, produisant une
goutte de sang recueillie sur un buvard. Celui-ci est
mis à sécher et peut être conservé
plusieurs semaines avant analyse. Indolore, la technique
peut être pratiquée par la personne elle-même
(autopiqûre). Elle permet de détecter les
anticorps anti-VHC et la présence de matériel
génomique du virus.
Ces tests ont jusqu’à présent
été peu évalués, mais les
premiers résultats sont encourageants : incluant
253 patients atteints d’hépatite C et 394
donneurs de sang, l’étude de Judd et al.
(5) attribue aux tests capillaires des performances
autorisant leur utilisation en première ligne
de dépistage clinique. De même, Mc Carron
et al. (6) retrouvent une spécificité
et une sensibilité respectivement de 100 % et
de 97 % à 100 %.
Le test capillaire comporte toutefois des inconvénients
: il peut être mal accepté (peur de la
douleur, etc.), d’autant qu’il faut parfois
piquer plusieurs fois afin d’obtenir suffisamment
de sang pour bien imbiber le buvard, et les techniques
de conservation, d’analyse, sont coûteuses.
Actuellement, un seul laboratoire en France pratique
l’analyse des buvards.
L’insuffisante sensibilité des tests
salivaires pourrait, si elle est confirmée, compromettre
leur utilisation aux fins de diagnostic clinique d’une
infection à VHC. Si les résultats préliminaires
sont vérifiés (notamment lors de la prochaine
phase de Coquelicot), les tests capillaires pourraient
servir de dépistage clinique de première
ligne et faciliter l’accès à une
prise en charge médicale. De surcroît,
les tests capillaires permettraient des dépistages
précis du VIH (distinction entre contamination
récente ou ancienne) et du VHB (distinction entre
portage chronique, infection récente et cicatrice
vaccinale).
Connaître l’état du foie
Encore aujourd’hui, la ponction biopsie hépatique
(PBH) est considérée comme l’examen
de référence pour déterminer la
gravité des lésions hépatiques.
En dépit d’un assouplissement des règles
de prescription des traitements anti-VHC (7), la PBH
demeure, pour beaucoup de cliniciens, un examen nécessairement
préalable à la mise sous traitement.
Cependant, la PBH est un geste traumatisant, parfois
très douloureux, non exempt de risques de morbidité
et de mortalité, et qui nécessite une
hospitalisation. Pour ces raisons, la PBH peut dissuader
des personnes d’avoir recours à une prise
en charge de leur hépatite C.
En outre, la fiabilité de la PBH n’est
pas parfaite. En effet, l’état du foie
n’est pas homogène; une ponction de taille
trop réduite, ou réalisée dans
une région où la fibrose est importante,
alors que l’organe en est dépourvu sur
sa plus grande partie (ou l’inverse), peut induire
en erreur les anatomopathologistes (8). Ces derniers
pourraient également être à l’origine
de (rares) mauvais diagnostics, l’interprétation
des biopsies n’étant pas toujours chose
aisée.
Des marqueurs indirects de fibrose
Commercialisé en France depuis 2002, le Fibrotest
(FT) est un index de fibrose du foie qui comprend le
dosage dans le sang de 5 marqueurs indirects de fibrose,
ajustés en fonction de l’âge et du
sexe du patient. Les marqueurs choisis sont des protéines
présentes en forte concentration dans le sérum
– l’?-2 macroglobuline, l’haptoglobine,
l’apolipoprotéine A1 –, la bilirubine
et la Gamma GT.
La valeur de l’index du FT, située entre
0 et 1, détermine la gravité de la fibrose
:
• inférieur à 0,3 : fibrose absente
ou minime, il n’y a pas lieu de traiter;
• entre 0,3 et 0,6 : fibrose modérée,
il n’y a pas urgence à traiter;
• supérieur à 0,6 : fibrose prononcée,
le traitement est indiqué (9).
L’Actitest (AT) est un index d’activité
commercialisé avec le Fibrotest. Cet index est
obtenu par le dosage des marqueurs cités ci-dessus
et du taux d’ALAT.
Au moyen d’une prise de sang et d’un calcul,
le Fibrotest/Actitest (FT/AT) permettrait donc de connaître
le stade de fibrose et le grade d’activité.
Fiabilité ?
Depuis sa conception, le FT/AT peut se targuer d’avoir
soulevé autant d’enthousiasme que réveillé
de suspicions : le FT/AT est-il fiable ? Si oui, l’est-il
pour tous les stades de fibrose et grades d’activité?
Chez les co-, comme chez les mono-infectés?
Oui, si l’on en croit son concepteur, le Pr Thierry
Poynard, hépatologue au service d’hépato-gastro-entérologie
de la Pitié-Salpêtrière (Paris).
« Quel que soit le stade de fibrose ou le grade
d’activité, le FT/AT présente une
bonne valeur diagnostique. Le FT devrait être
quasi systématiquement proposé en première
intention. En outre, il peut être répété
régulièrement; comme les diabétiques
avec la glycémie ou l’hémoglobine
glyquée, la personne atteinte d’hépatite
C devient à même de suivre l’évolution
de sa maladie. Quant à la PBH, elle demeure pertinente
pour les fibroses compliquées, lorsque le Fibrotest
n’est pas ”lisible” (10) ou dans certains
cas litigieux, en deuxième intention. »
Optimiste, le Pr Thierry Poynard ? Pour argumenter son
propos, il dispose en tous les cas d’une abondante
littérature évaluant les performances
du FT/AT : essais prospectif, rétrospectif, chez
les personnes VHC+ avant/après traitement par
Peg-interféron/ribavirine, chez les personnes
coïnfectées VIH-VHC, comparaison avec les
tests concurrents (acide hyaluronique, APRI, index de
Forns), etc. (11), l’ensemble étant globalement
favorable au FT/AT. Une méta-analyse à
paraître et signée de Poynard et al. précise
également que la fiabilité du FT n’est
pas fonction du génotype, ni de la charge virale,
et fait le point sur les valeurs diagnostiques attribuées
au test dans les différentes études :
celles-ci, exprimées en aire sous la courbe ROC
(AUROC) (12), se situent entre 0,73 et 0,89; l’AUROC
de l’Actitest se situant entre 0,75 à 0,86.
Des valeurs honorables, mais une sensibilité
imparfaite et des marges de variation importantes qui
nourrissent les inquiétudes des sceptiques.
Non-remboursement
Car des sceptiques demeurent. Il est vrai que les
études menées avec le FT/AT peuvent être
concluantes, elles ont le défaut d’avoir
été réalisées majoritairement
par les demandeurs du brevet du FT/AT (13). Un tel conflit
d’intérêts pose problème lorsqu’on
connaît les possibilités que confèrent
les analyses statistiques. Les études indépendantes
sont moins abondantes :
• l’étude menée par l’Association
française pour l’étude du foie (AFEF)
conclut à la nécessité d’améliorer
la valeur diagnostique du FT/AT chez les patients coïnfectés
VIH-VHC et de considérer des paramètres
tels que la prise d’un traitement anti-VIH (14)
;
• l’étude de Rossi et al. attribue
au FT/AT un taux d’erreur de 20 %. Mais Rossi
n’aurait pas appliqué les conditions analytiques
recommandées pour le FT/AT, ni pris en compte
les erreurs imputables à la PBH (15) ;
• l’étude de Halfon et al. «
valide » le FT/AT comme alternative à la
PBH pour distinguer les stades F0/F1 des fibroses F2/F3/F4.
L’équipe relève 42 cas (16 %) de
discordances importantes entre la PBH et le FT/AT, 13
étant imputables à des PBH de faible qualité,
2 au FT/AT (maladie de Gilbert), 25 restant inexpliquées
(16).
En définitive, la parole « consensus
», qui revient aujourd’hui à l’AFEF,
consiste à ne pas opposer les tests sériques
et la PBH, ceux-ci ayant des applications « complémentaires
» (17). Et s’il n’est pas parfait,
il semble établi que le FT/AT pourrait permettre
d’éviter un nombre non négligeable
de douloureuses et coûteuses PBH (1000 ?).
Dans la pratique, le FT/AT n’est actuellement
pas totalement pris en charge par la Sécurité
sociale : les dosages des marqueurs sont remboursés,
mais les calculs qui donnent la valeur de l’index
ne le sont pas. Tout patient, même couvert à
100 %, se voit donc contraint de débourser 50
? par test. Si la douleur générée
par la PBH décourage des patients, la facture
présentée pour le FT/AT risque d’être
toute aussi dissuasive (cf. encadré p. 14). A
la Direction générale de la Santé,
on tente de justifier cette position par l’inexistence
d’une étude « validant à coup
sûr le FT/AT », menée de manière
indépendante, en aveugle par rapport à
un « gold standard ».
Vitesse de l’onde et dureté du foie
Encore moins invasif que le FT, le Fibroscan utilise
la technologie dite d’« élastométrie
impulsionnelle » : il s’agit de générer
à la surface de la peau, à l’aide
d’un appareil de type échographe, une vibration
qui va se propager jusque dans le foie. La mesure de
la vitesse de déplacement de la vibration permet
d’estimer la « dureté » du
foie, directement en relation avec le degré de
fibrose : plus le foie est dur, plus la fibrose est
importante. Le Fibroscan ne donne pas l’activité.
Le Fibroscan présente, d’après
ses concepteurs, de nombreux avantages : pas de douleur,
pas de prise de sang, pas d’effet indésirable,
un résultat opérateur-indépendant,
non influençable par des conditions physiopathologiques
extra-hépatiques (sauf présence d’ascite
ou obésité), un examen qui dure cinq minutes
et dont le résultat est connu immédiatement.
Séduisant.
Evalué chez 67 patients atteints d’hépatite
C par comparaison avec la PBH (18), le Fibroscan a obtenu
des résultats encourageants : pour le diagnostic
des patients avec une fibrose significative (= F2) et
atteints de cirrhose, les AUROC sont respectivement
de 0,88 et de 0,99. Des études cliniques à
plus grande échelle sont en cours.
Cette présentation n’est pas exhaustive
: d’autres techniques que le Fibrotest et le Fibroscan
sont actuellement à l’étude pour
la mesure de l’atteinte hépatique. Nous
y reviendrons ultérieurement. Par ailleurs, de
nouvelles stratégies consistent aujourd’hui
à coupler deux méthodes (FT/AT et GlycoCirrhoTest…)
afin de limiter les risques d’erreur (19). A suivre
donc.
Corinne Taéron
(1) Lucidarme D et al, Gastroentérologie
clinique et biologique,
Fév. 2003; Vol 27 (2). Stimson G et al, American
Journal of Public Health, 2001 Jan; Vol 91 (1).
(2) Zhou D et al. Zhonghua Kou Qiang
Yi Xue Za Zhi, Nov. 2002;
37 (6): 449-51.
(3) Van Doornum GJ et al., J Med
Virol. 2001 May; 64 (1): 13-20.
(4) Mastromatteo AM et al., Hepatogastroenterology.
2001 Jan.-Feb.;
48 (37): 193-6.
(5) Judd A et al., J Med Virol 2003
Sep; 71 (1): 49-55
(6) Mc Carron B et al., J Viral Hepat
1999 Nov.; 6 (6): 453-6
(7) Lors de la conférence
de consensus « Traitement de l’hépatite
C » (en ligne sur http://www.arcat-sante.org),
le jury a proposé que la PBH ne soit plus indispensable
dans certains cas (projet de grossesse, virus de génotype
2/3, etc.).
(8) Colloredo G et al., J Hepatol.
2003 Aug.; 39 (2): 239-44.
(9) Initialement, les résultats
du FT étaient présentés par rapport
à des valeurs seuils, délimitant des zones
de valeurs fiables (= à 0,2 ou = 0,6) ou moins
fiables (0,2 – 0,6). Le FT est désormais
considéré comme
un index continu. Table de conversion entre la valeur
de l’index
et le score F de fibrose sur http://www.biopredictive.com
(10) En raison du risque d’erreur,
il est déconseillé d’utiliser le
FT/ AT en cas : d’inflammation aiguë, d’hémolyse,
de maladie de Gilbert,
d’hépatite aiguë, de cholestase extra-hépatique.
(11) Imbert-Bismut F et al, Lancet.
2001 Apr. 7; 357 (9262): 1069-75.
Poynard T et al, J Viral Hepat. 2002 Mar.; 9 (2): 128-33.
Myers RP et al, Hepatology 2002; 36: 351A.
Poynard T et al, Hepatology. 2003 Aug.; 38 (2): 481-92.
Myers RP et al, AIDS 2003; 17: 721-725.
Myers RP et al, Am J Gastroenterol. 2002 Sep.; 97 (9):
2419-25.
Myers RP et al, Dig Dis Sci. 2003 Jan.; 48 (1): 146-53.
Le Calvez S et al, Hepatology. 2004 Mar.; 39 (3): 862-3.
(12) L’aire sous la courbe
ROC (Reveiver Operating Characteristic) est un index
compris entre 0 et 1 qui évalue la performance
diagnostique d’un test. Plus l’AUROC est
proche de 1, plus la performance est grande.
(13) Brevet demandé conjointement
par l’Université Paris 5,
le CNRS et l’AP-HP.
(14) « Validation externe du
Fibrotest chez les coïnfectés VIH-VHC »,
Lebray P, AFEF Toulouse, Oct. 2003.
(15) Rossi E et al, Clin Chem. 2003;
49: 450-454.
Response to Rossi et al, by Poynard T et al. Clin Chem
(10 March 2003)
Response to Poynard et al, by Rossi E, Clin Chem (21
March 2003)
(16) Halfon P et al, Abstract 68
(oral), 54th AASLD, Boston, Oct. 2003.
(17) “Marqueurs de Fibrose”,
communiqué de l’AFEF, Oct. 2003.
(18) Sandrin L et al., Ultrasound
Med Biol. 2003 Dec; 29 (12): 1705-13.
http://www.echosens.com
(19) Callewaert et al, Nature Medicine,
2004 Apr., 10 (4) :429-434.
PBH, activité et fibrose
La ponction biopsie hépatique
ou PBH consiste en un prélèvement avec une aiguille
d’un fragment de foie (15 mm en moyenne) sous anesthésie
locale. Un examen du fragment au microscope permet
de déterminer l’activité et le stade de fibrose.
L’activité (A) peut être absente
(A0), minime (A1), modérée (A2) ou sévère (A3). La
fibrose (F) peut être absente (F0), minime (F1), modérée
(F2), sévère (F3) ou avoir évolué en cirrhose (F4).
La valeur de F est un élément déterminant pour poser
l’indication d’un traitement anti-VHC : « La présence
d’une hépatite chronique au stade F2 ou F3 est une
indication reconnue du traitement, quel que soit le
grade d’activité nécrotico-inflammatoire. » («
Conférence de consensus : traitement de l’hépatite
C », 27-28.02.02)
La « bonne nouvelle »
C., atteinte d’hépatite
C, raconte comment un hôpital public substitue
le FT/AT à la PBH en présentant la facture
aux patients.
« En mars, comme tous les ans, je me suis
rendue à l’hôpital pour une visite
de suivi de mon hépatite C. Le médecin
m’a accueillie avec la phrase suivante : “J’ai
une bonne nouvelle à vous annoncer: la biopsie
c’est fini! Une nouvelle technologie [le FT/AT,
ndlr] a été mise au point et on ne pratique
plus la biopsie, considérée comme trop
traumatisante pour le suivi, mais uniquement pour
une surveillance de départ.“...
Le hic, c’est que dans la région, c’est
un laboratoire privé qui détient l’exclusivité
de l’exploitation du FT/AT, et même si
l’on bénéficie d’une prise
en charge à 100 %, il faut débourser
50 euros pour ce test…
De plus, mon médecin m’a vivement conseillé
d’aller chercher les résultats moi-même,
car sinon, ça me coûterait des frais
de port supplémentaires (12 euros).
Rmiste avec deux enfants, pour moi 50 euros c’est
une somme… J’ai donc constitué
un dossier avec une assistante sociale pour tenter
de faire prendre en charge ces frais. Je n’ai
pas encore eu la réponse. »
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