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Molécules en développement
dans les
hépatites chroniques B et C
Espoirs thérapeutiques
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Les traitements actuellement disponibles
pour la prise en charge des hépatites chroniques
B et C montrent des limites manifestes : efficacité
variable selon les patients, effets indésirables
importants, longueur et contraintes du traitement, etc.
La mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques
efficaces et bien tolérées est de ce fait
indispensable. Dans ce numéro d’Hépatites
actualités, nous présentons les molécules
en développement dans les hépatites chroniques
B et C. Cette revue est inspirée de l’intervention
orale réalisée par Marc Bourlière
(1) lors de la journée TRT-5/CHV sur les coïnfections
VIH-hépatites virales (2).
Hépatite B
Aujourd’hui, le traitement de l’hépatite
chronique B fait appel à deux grandes classes
thérapeutiques :
- les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques
de la transcriptase inverse : lamivudine (LAM), adéfovir
;
- les immunomodulateurs, essentiellement représentés
par l’interféron (IFN) et sa forme à
libération prolongée, le peg-interféron
(PEG).
A l’avenir, les traitements devraient reposer
sur de nouvelles molécules appartenant aux classes
précédemment citées ou à
de nouvelles classes thérapeutiques.
Afin d’éviter la survenue de résistances
fréquentes du virus, ces molécules pourraient
être utilisées en association (associations
d’analogues nucléosidiques et nucléotidiques,
d’IFN et de ces analogues).
Molécules en développement dans l’hépatite
B
La telbivudine (LdT)
Comme la lamivudine (LAM), la telbivudine est un analogue
nucléosidique de la transcriptase inverse.
Les résultats à un an d’une étude
multicentrique incluant 104 patients atteints d’hépatite
B chronique (3) ont montré que la LdT entraîne
une meilleure suppression virale que la LAM ; la LdT
inhibe la réplication du VHB beaucoup plus rapidement
que la LAM. En revanche, en termes de séroconversion
anti-HBe, la différence entre les bras LAM et
LdT n’est pas significative.
Actuellement, la LdT est en dernière phase d’étude
clinique. Si sa bonne tolérance se confirme,
cette molécule pourrait rapidement intégrer
l’arsenal thérapeutique anti-VHB.
L’entécavir
L’entécavir est un analogue nucléosidique
qui devrait prochainement obtenir une autorisation de
mise sur le marché européenne et être
commercialisé en France.
Les résultats d’une étude randomisée,
en double aveugle, de 48 semaines, menée chez
181 patients résistants (87 %) ou non répondeurs
à la LAM, ont validé l’efficacité
de l’entécavir dans ces situations (4).
Avec l’adéfovir et le ténofovir,
l’entécavir peut donc être considéré
comme une alternative thérapeutique supplémentaire
pour les patients ayant des virus B résistants
à la LAM.
Les analogues guanosidiques (LB 80 380)
Administrés pendant quatorze jours dans le cadre
d’une étude de phase I, ces médicaments
ont entraîné une chute de la charge virale
très impressionnante.
Avec la molécule LB 80 380, au terme de quatre
semaines de traitement (étude randomisée,
en escalade de doses – 30 à 240 mg/j –,
incluant 28 patients) (5), il a été observé
une diminution moyenne de la charge virale de 3 à
4 log, ce qui correspond à peu près aux
résultats obtenus avec la LAM au bout... d’un
an de traitement. Si la tolérance de cette molécule
s’avère satisfaisante, les patients disposeront
avec le LB 80 380 d’un médicament beaucoup
plus puissant que les médicaments actuellement
disponibles.
Un inhibiteur de caspase : IDN-6556
Dans le cadre d’une étude préliminaire
présentée au meeting de l’EASL (European
Association for the Study of the Liver) (6), l’IDN-6556
a induit chez quatre des sept patients traités
pendant quatorze jours un arrêt complet de la
réplication virale.
Les inhibiteurs de caspase constituent une voie de recherche
intéressante, mais il convient d’être
prudent quant à leur futur développement
: en effet, la sélectivité de leur action
sur les cellules infectées n’est pas avérée.
Si ces produits présentaient une action toxique
sur d’autres cellules que les cellules infectées
par le virus (ce qui est plausible compte tenu de leur
mécanisme d’action), leur développement
serait fortement compromis.
Hépatite C
Les futurs traitements devront vraisemblablement être
utilisés en association avec les médicaments
déjà existants. Comme ces derniers, il
est probable que leur efficacité soit limitée
par l’apparition de résistances virales.
Les molécules en développement sont :
- les molécules de la famille des interférons
(IFN) ;
- les molécules dites « ribavirine-like
», analogues de la ribavirine (RBV) ;
- les immunomodulateurs (hors interférons) ;
- les inhibiteurs spécifiques.
Les nouveaux interférons
L’interféron alpha consensus (alfacon)
L’IFN alpha consensus est un mélange de
plusieurs types d’IFNs alpha qui possède
une activité antivirale plus forte que les IFNs
alpha 2a ou 2b utilisés seuls. Ce mélange
est administré à doses fortes quotidiennes.
Dans le cadre d’une étude présentée
en 2003 au meeting de l’AASLD (American Association
for the Study of Liver Diseases) (7), menée chez
des patients naïfs de traitement ou non répondeurs
de génotype 1, cet IFN alpha consensus a montré
une efficacité anti-VHC impressionnante. Deux
schémas posologiques ont été évalués
:
- posologie 1 : 18 microg/j d’IFN consensus pendant
quatre semaines ; puis 9 microg/j pendant huit semaines
; enfin 9 microg/j pendant 36 semaines en association
avec de la RBV à 1-1,2 g/j ;
- posologie 2 : 27 microg/j d’IFN consensus pendant
quatre semaines ; puis 18 microg/j pendant huit semaines
; enfin 18 microg/j pendant 36 semaines en association
avec de la RBV à 1-1,2 g/j.
A l’issue des 48 semaines de traitement, les patients
étaient suivis pendant 24 semaines supplémentaires
(cf. tableau ci-dessous). Une équipe nord-américaine
(8) a évalué l’association de l’IFN
consensus (15 microg/j) avec l’IFN gamma (Actimune®)
(50 microg x 3 par semaine) chez une dizaine de patients
non répondeurs au traitement par bithérapie
PEG/RBV.
A la 8e semaine, 65 % des patients ont présenté
une suppression virale complète.
L’interféron alpha-2b en fusion
avec l’albumine
L’Albuféron® correspond à une
molécule d’IFN alpha-2b fusionnée
avec une molécule d’albumine. Cette fusion
augmente la durée d’action du produit (demi-vie
: 142 heures), ce qui permet d’envisager une administration
mensuelle ou tous les quinze jours. Les résultats
d’études de phase I/II incluant 91 patients
non répondeurs à la bithérapie
IFN/RBV (génotype 1 : 97 %), recevant des doses
variables d’Albuféron®, ont été
présentés au meeting de l’EASL (9).
Une diminution de 0,5 log de la charge virale a été
observée chez 55 % des patients traités
par de faibles doses d’Albuféron® (à
partir de 120 microg en une injection ou deux injections
à J1 et J14), et une diminution de près
d’1 log chez 79 % des patients traités
par de plus fortes doses (de 400 à 600 microg
en une injection ou deux injections à J1 et J14).
Pour l’instant, les données de tolérance
semblent satisfaisantes.
Les molécules « ribavirine-like
»
L’objectif à l’origine du développement
de ces « RBV-like » est de trouver, parmi
les molécules structurellement proches de la
RBV, des composés d’efficacité similaire
à la RBV, mais n’ayant pas ses effets indésirables
(anémie).
La viramidine
La viramidine est pour l’instant l’unique
molécule « RBV-like » ayant fait
l’objet d’études cliniques. Une étude
contrôlée, randomisée, présentée
au meeting de l’EASL (10) incluait 180 patients
stratifiés selon les génotypes, et répartis
en quatre bras :
1er groupe de patients (47 patients) : traitement par
PEG alpha-2a (180 microg/sem) et viramidine à
400 mg 2/j ;
2e bras (43) : PEG alpha-2a (180 microg/sem) et viramidine
à 600 mg 2/j ;
3e bras (45) : PEG alpha-2a (180 microg/sem) et viramidine
à 800 mg 2/j ;
4e bras (45) : PEG alpha-2a et RBV à 1000-1200
mg/j.
La durée de traitement était fixée
à 24 semaines pour les patients de génotype
2, 3, à 48 semaines pour les génotypes
1, 4, 5 et 6.
A la 24e semaine de traitement, les bras viramidine
montraient des taux de réponses virologiques
(baisse de l’ARN d’au moins 2 log) identiques
(83 %) au bras RBV. A la 12e semaine, la réponse
virologique précoce est similaire dans les bras
RBV et viramidine 600 mg 2/j. A cette même dose
de viramidine, aucune anémie inférieure
à 10 g/dL n’a été observée.
Des études de phase III devraient être
initiées afin de valider la viramidine –
à la dose de 600 mg 2/j – comme alternative
à la RBV.
Le VX497 ou merimepodib
Le merimepodib est un inhibiteur de l’inosine
monophosphate déshydrogénase (IMPDH),
enzyme essentielle à la prolifération
des lymphocytes. Le merimepodib a montré des
résultats très impressionnants dans une
étude randomisée versus placebo incluant
un petit nombre de patients de génotype 1, non
répondeurs à la bithérapie PEG/RBV
(11). Parmi les sept patients traités par la
triple association PEG/RBV/VX497 à doses fortes
de 50 mg 2/j par voie orale, six présentaient
une éradication complète de la réplication
virale à la 24e semaine de traitement.
Les immunomodulateurs
Une seule molécule de cette catégorie
semble montrer des résultats corrects en termes
d’efficacité et de tolérance : le
thymosine alpha-1. Elle a été évaluée
dans le cadre d’une étude pilote préliminaire,
incluant des patients non répondeurs à
la bithérapie standard (12). Ainsi, 23 patients
ont reçu pendant au moins douze semaines une
trithérapie comprenant du PEG alpha-2a 180 microg/sem,
de la RBV 800 à 1000 mg/j et du thymosine alpha-1
à 1,6 mg 2/sem. A la 12e semaine, 60 % (14/23)
de ces patients présentaient une réponse
virologique précoce (baisses = 2 log de la charge
virale) et 47,8 % (11/23) avaient une négativation
complète de leur charge virale. Le thymosine
alpha-1 paraît bien toléré.
Les inhibiteurs spécifiques
Ils peuvent être classés selon leur cible
: les molécules qui vont agir sur le site ribosomial
assurant la traduction de l’ARNm du virus en protéines
virales ; les inhibiteurs des protéases (antiprotéases)
; les anti-hélicases (13) ; et les inhibiteurs
de polymérases (antipolymérases).
ISIS 14803
ISIS 14803 inhibe la synthèse d’ARN et
des protéines du VHC par un mécanisme
antisens. Dans une étude de phase II (14) menée
chez des patients non répondeurs à l’IFN
(génotype 1 : 95 %), une administration de deux
heures par intraveineuse a conduit, au terme de douze
semaines, à une diminution assez importante de
la charge virale. Mais les effets indésirables
sont pénibles.
BILN 2061
Le BILN 2061 est la première antiprotéase
anti-VHC ; elle est dirigée à la fois
contre les régions NS3, NS4 et NS5 de la protéase.
Cette molécule a été testée
uniquement dans le cadre d’études comportant
une administration de produit sur 48 heures. Chez les
patients de génotype 1, les résultats
sont absolument impressionnants : on observe en 24 heures
une chute de 2 log de la charge virale chez tous les
patients, de 3 log chez plus de 75 % des patients, que
ces derniers aient une fibrose minime, sévère
ou une cirrhose. En revanche, chez les patients de génotype
2 et 3, la réponse au traitement est beaucoup
moins bonne : moins de la moitié de ces patients
voient leur charge virale baisser de 2 log (15). L’obstacle
au développement du BILN 2061 pourrait venir
de sa toxicité : au cours des études de
toxicologie, il a en effet été décelé
des lésions cardiaques chez plusieurs singes
après quatre semaines de traitement par BILN
2061 à des doses supérieures ou égales
à 500 mg/kg/j. Toutefois, aucune anomalie cardiaque
n’a été notée chez les patients
ayant reçu le traitement pendant deux jours à
des doses de 0,7 à 14 mg/kg/j. Des études
précliniques sont en cours pour tenter d’évaluer
les marges de sécurité d’utilisation
du BILN 2061 ; après quelques hésitations,
le développement de cette molécule pourrait
reprendre.
Le NM283, une anti-polymérase
Le NM283 est une anti-polymérase qui a démontré
une bonne activité anti-VHC sur les modèles
d’étude in vitro, ainsi que chez les chimpanzés.
D’après les résultats des études
toxicologiques, le NM283 aurait une tolérance
correcte. Cette molécule dispose d’une
bonne biodisponibilité par voie orale, elle pourrait
donc aisément être administrée par
cette voie en une fois par jour. Le produit a été
évalué dans le cadre d’une étude
de phase I/II multicentrique, contrôlée,
en double aveugle, chez 60 patients atteints d’hépatite
C chronique ayant une charge virale supérieure
à 5 log, présentant des virus de génotype
1, naïfs ou non répondeurs (86 %). Ces patients
ont reçu différentes doses de NM283 –
50, 100, 200, 400, 800 mg/j par voie orale – pendant
quinze jours (12 patients par groupe randomisé).
Les résultats ont été présentés
au meeting de l’EASL (16) ; chez tous les patients
ayant reçu des doses fortes comprises entre 400
et 800 mg/j, une diminution de 1 log de la charge virale
est observée, avec des effets indésirables
modérés à type de nausées
(18 patients) ou de vomissements (3 patients sur 60),
précoces et qui ne durent pas (ces effets s’estompent
après deux jours de traitement).
Conclusion
Cette revue n’est pas exhaustive et notamment,
n’inclut pas les recherches en cours dans le domaine
de la vaccination thérapeutique dans les hépatites
chroniques B et C. Les molécules présentées
ne seront pour la plupart pas disponibles en pratique
clinique avant un délai allant de trois à
huit ans... dans le meilleur des cas. Rappelons en effet
que seul 1 % des molécules atteignant la phase
I des essais cliniques parvient un jour en phase IV.
Corinne Taéron
(1) Marc Bourlière est président
de l’Action coordonnée 24 « Essais
thérapeutiques dans l’hépatite C
» de l’Agence nationale de recherches sur
le sida (ANRS) et chef du service d’hépato-
gastro-entérologie de l’hôpital Saint-Joseph
à Marseille
(2) Tous les essais cliniques évoqués
ont été menés chez des personnes
monoinfectées par le VHB ou le VHC.
(3) S. H. Han, EASL 2004, A42.
(4) R. G. Gish, EASL 2004, A428.
(5) M. F. Yuen, EASL 2004, A450.
(6) E. R. Schiff, EASL 2004, A66
(7) S. Kaiser et al., AASLD 2003.
(8) Leevy C. et al., Digestive Disease
Week, May 15-20, 2004, New Orleans.
(9) V. Balan, EASL 2004, A456.
(10) R. Gish, EASL 2004, A475.
(11) Marcellin P et al., HEP DART
2003, December 14-18.
(12) JL Poo et al., Hepatology 2003
; 38 : 322A.
(13) L’hélicase est
une enzyme présente dans le noyau de la cellule
et qui intervient dans la réplication.
(14) SC Gordon et al., Hepatology
2003 ; 38 : 306A.
(15) Hinrinchsen H et al., Hepatology
2002 ; 35 : 379A. Benhamou Y et al., Hepatology 2002
; 36 : 304A. Wedemeyer H et al., Hepatology 2003 ; 39
: 297A. Reiser M et al., Hepatology 2003 ; 38 : 221A.
(16) E. Godofshy, EASL 2004, A96.
(17) V. Escuret, EASL 2004, A29.
(18) S. Dagan, EASL 2004, A63.
(19) K. Lin, EASL 2004, A30.
(20) C. Lin, EASL 2004, A59.
(21) R Prabhu et al., Hepatology
2003 ; 38 : 220A.
Hépatite C, in vitro
Les molécules qui suivent n’ont jamais
fait l’objet d’évaluation chez
l’homme ou aucun résultat clinique les
concernant n’a pour l’instant été
obtenu ; elles ont seulement été testées
in vitro, le plus souvent dans le système réplicon.
Le réplicon est une unité de réplication
formée par une molécule d’ADN
pouvant se répliquer de façon autonome
dans une cellule. Le réplicon est une construction
génomique qui mime la réplication du
virus VHC dans la cellule. La mise au point de ce
modèle permet un screening rapide des molécules
in vitro.
- Dans le réplicon, une équipe française
a identifié des dérivés de RBV
paraissant plus actifs que la RBV, ainsi que de nouveaux
IFN alpha (IFN alpha GEA 007,1) démontrant
une efficacité bien supérieure à
l’IFN alpha-2a et 2b (17).
- Le BC2125 et le BC2329 sont des antipolymérases
anti-VHC. Dans le réplicon, ils ont montré
une excellente efficacité. Disposant d’une
bonne biodisponibilité orale, ces molécules
sont sur le point d’entrer en phase I (18).
- Le VX950 est une deuxième antiprotéase
sur le point d’entrer en phase clinique. Dans
le réplicon, le VX950 est aussi efficace que
le BILN 2061 et beaucoup plus efficace que l’IFN.
Lorsqu’on introduit ce produit dans le réplicon
pendant quatorze jours, on parvient à inhiber
complètement la réplication virale.
En outre, à l’arrêt du traitement,
il n’y a pas de reprise de la réplication
virale (19).
Le problème de ces antiprotéases, que
ce soit le BILN 2061 ou le VX950, est le risque de
développement de résistances virales.
Dès l’étape du réplicon,
des zones de résistances à ces molécules
ont été mises en évidence. Même
s’il n’a pas été identifié
de résistances croisées entre le BILN
2061 et le VX950 dans le réplicon, de rares
mutations pourraient être communes aux deux
molécules (20).
- Des ARN interférents semblent également
efficaces in vitro (21). Les ARN interférents
sont des fragments d’ARN de quelques paires
de bases qui, en se fixant à l’ARNm de
manière très spécifique, empêche
leur traduction en protéines virales.
- Enfin, l’antiprotéase (anti-NS3) développée
par Schering – la SCH 6 – a démontré
son efficacité in vitro dans le réplicon.
Elle est actuellement évaluée en phase
I à Montpellier chez des patients de génotype
1 non répondeurs (22).
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