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Les réseaux VHC
en ligne de mire |
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Les réseaux constituent certes une
avancée dans la prise en charge des patients atteints
dhépatite C. Pourtant, ils souffrent de déficits
organisationnels et dévaluation qui appauvrissent
leur action.
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« [Les réseaux hépatite
C] fonctionnent actuellement de façon insuffisante.
» Cette phrase assassine est extraite du rapport
remis par le GTNDO. Les réseaux y sont pointés
dans un contexte beaucoup plus large où «
les facteurs limitant lefficacité des
actions dinformation, de dépistage, et de
promotion de comportements de réduction des risques
sont probablement en partie liés au dispositif
sanitaire lui-même [
] ».
Mais, cest précisément en tant quinstruments
du dispositif sanitaire que les réseaux sont fréquemment
lobjet de critiques. Ainsi, dans le domaine de lorganisation,
et en dehors de ceux qui fonctionnent bien, certains souffrent
dun réel manque de transparence. Comme le
relève le Dr Thierry Fontanges, gastro-entérologue
libéral à Bourguoin-Jailleu (Isère),
« dans certains réseaux, tout vient den
haut, car il ny a pas desprit de réel
partage du système de décision ».
Constructif, il poursuit : « A titre dexemple,
il serait souvent plus efficace que la base du réseau,
proche du terrain, propose et que son conseil dadministration
aide à la mise en pratique. »
Quelques lignes plus loin, et venant à lappui
de ces propos, le rapport ajoute : « Les réseaux
qui se sont constitués autour des pôles de
référence devraient permettre la prise en
charge thérapeutique des hépatites virales
chroniques dans les hôpitaux universitaires et généraux
mais aussi en ville », relevant implicitement
le manque de synergie entre hôpitaux et spécialistes
libéraux. Le Dr Fontanges acquiesce : « On
relève trop fréquemment une confusion entre
pôle de référence et réseau
au point que souvent les deux ne font quun, ce qui
nuit à lensemble des intervenants. Le CHU
ne doit pas être le seul à penser, à
proposer, à imposer et à sévaluer.
»
Car en ligne de mire se trouve la question de lévaluation
des réseaux et de ladéquation de leurs
financements. En réponse aux critiques, le rapport
envisage « de redistribuer les moyens non plus
autour de pôles de référence spécialisés
mais sur lensemble des acteurs des réseaux
pour leur permettre de prendre en charge de façon
indépendante lessentiel des hépatites
virales chroniques qui ne justifient pas plus dexpertise
que le traitement de lhypertension artérielle
ou du diabète ». Une proposition que
le Dr Fontanges saisit au vol : « On résoudrait
ainsi la question de lévaluation des actions
des réseaux. Aujourdhui insuffisante, elle
nuit à leur image et à leur qualité.
»
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| Alexandre Biosse Duplan |
(1) http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/losp/
Le Gouvernement entend soumettre à discussion ce
projet de loi au Parlement au cours du premier semestre
2003. |
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