Le VIH/sida au Moyen-Orient et Afrique du Nord
Agir pendant qu’il est encore
temps
« Tout permet de croire que les épidémies
de sida se propageront encore dans les pays du Moyen-Orient
et de l’Afrique du Nord » ,
annonçait le rapport de l’Onusida de
décembre 2004. Bien que les taux de prévalence
dans la région restent globalement faibles,
les experts s’accordent sur la nécessité de
mettre en place au plus vite des dispositifs complets
de lutte contre le VIH. Une étude de la Banque
mondiale publiée en français en juin
2004 analyse les raisons de la vulnérabilité de
la région. Synthèse.
Le calme avant la tempête. L’expression
résume bien les craintes de ceux qui se penchent
sur la situation épidémiologique des
pays de la zone Moyen-Orient/ Afrique du Nord. Le dernier
rapport de l’Onusida (1) établit à 540 000
le nombre d’adultes et d’enfants qui y
vivent avec le VIH à la fin de l’année
2004, soit 92 000 de plus que l’année
dernière. Hormis Djibouti et le Soudan, qui
ont atteint le stade de l’épidémie,
les taux de prévalence restent encore faibles
dans la région, bien qu’en augmentation
régulière. Il se peut cependant que les
statistiques disponibles restent en deçà de
la réalité. De plus, pour Carol Jenkins
et David A. Robalino, auteurs d’une étude
effectuée sous l’égide de la Banque
mondiale (cf. p. 30), « les
facteurs de risque sont suffisamment évidents
dans un certain nombre de pays pour justifier des investissements
immédiats dans des programmes de prévention
améliorée ».
Des populations vulnérables
Dans ces sociétés largement traditionalistes,
les comportements considérés les plus à risque
en matière de VIH – commerce du sexe,
relations homosexuelles, utilisation de drogues injectables – sont
peu visibles. Mais ils n’en sont pas moins existants
et constituent d’ailleurs les principaux modes
de transmission du virus. Tant la prostitution et sa
clientèle que l’homosexualité sont
présentes, bien qu’obligées de
se dissimuler du fait des principes religieux, de la
pression sociale et parfois de châtiments très
sévères. De même, la consommation
de drogues s’avère élevée (2).
La plupart des pays publient des statistiques qui témoignent
d’une augmentation inquiétante de la consom-mation
de drogues, notamment de drogues injectables par voie
veineuse, dans la population générale
et plus spécialement chez les jeunes.
A ces groupes à risque vient s’ajouter
un groupe dit « vulnérable »,
constitué de personnes susceptibles d’être
exposées au VIH du fait de leur mode de vie.
Dans cet ensemble figurent d’abord les populations
en déplacement : réfugiés,
travailleurs immigrés, hommes d’affaires
ou touristes. Très nombreuses dans une région
où la migration constitue un facteur économique
prépondérant, elles ont souvent été les
premières à être contaminées :
soit par le biais d’injections de drogues (au
cours de leur passage en Europe), soit lors de relations
sexuelles (ceux qui se rendent vers les pays du Golfe,
d’Afrique de l’Ouest ou du centre). De
nombreux jeunes hommes aisés, qui se sentent
plus libres de leur sexualité lorsqu’ils
voyagent à l’étranger, sont également
des candidats à l’infection. Il faut par
ailleurs ajouter au groupe vulnérable les toxicomanes
ne recourant pas aux injections, mais pouvant modifier
leurs habitudes dès que les prix deviennent
plus abordables. Enfin, les jeunes constituent les
cibles idéales du VIH : à mesure
que la société se modernise, les rapports
sexuels deviennent de plus en plus précoces
et l’âge du mariage est retardé.
Une surveillance inadaptée
Ces populations doivent donc être surveillées
de près, dans un but éducatif et préventif,
martèlent Carol Jenkins et David A. Robalino.
Mais les données sur ces groupes d’individus
manquent cruellement dans la région. La surveillance
de la contamination par le VIH « n’est
systématique que pour les groupes à faible
risque, qui représentent la population générale
(donneurs de sang, futures mères et malades
de la tuberculose), et ce, seulement, dans certains
pays », expliquent les auteurs. Peu
de recherches ont été conduites, et l’on
se contente généralement de comptabiliser
les personnes qui se présentent spontanément
dans les centres de soins ou de dépistage ou
qui s’y trouvent soumises (prisonniers, toxicomanes
en cure, etc.).
Autre lacune de taille : les études comportementales,
en matière de toxicomanie ou de sexualité,
restent rares, quand leurs résultats ne sont
pas tenus secrets, du fait des réticences à mettre
au grand jour des comportements jugés répréhensibles.
Ce ne sont pas les compétences qui manquent
pour réaliser ces travaux, mais un soutien institutionnel.
Dans l’ensemble, s’il existe des lieux
de recensement et d’échantillonnage des
porteurs du VIH et des infections sexuellement transmissibles
(IST), les données demeurent peu représentatives
de la population touchée et surtout, ne permettent
pas de comprendre le profil des personnes à risque,
de les localiser et de concevoir des mesures appropriées à leur
situation. « Ce n’est pas ce type
de surveillance que l’on peut recommander pour
les pays de faible prévalence où il est
nécessaire de contrôler la prévalence
parmi ceux qui risquent le plus d’être
contaminés », conclut le rapport.
Dans ce contexte, rien ne garantit de pouvoir localiser
un début d’épidémie là où il
est susceptible d’advenir (3).
Une prévention quasi inexistante
Cette méconnaissance des groupes vulnérables
a pour corollaire la terrible insuffisance de la prévention
dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du
Nord. Bien que chacun d’eux ait créé sa
commission nationale de lutte contre le sida au moment
de l’apparition de leurs premiers cas de VIH,
il n’y a pas eu jusqu’ici de véritable
politique globale de prévention, et notamment
pas en direction de la jeunesse – sauf en
Tunisie, avec une action de portée encore limitée
(4). L’information sur les modes de transmission
et de protection n’est ni suffisamment transmise,
ni correctement comprise. Lorsque des actions d’éducation
sont conduites, le préservatif comme moyen de
protection est rarement mis en avant. Associé à des
conduites jugées répréhensibles,
les préjugés et le rejet à son égard
demeurent vivaces, en même temps que son coût
reste prohibitif.
De façon générale, peu d’actions
de lutte contre l’opprobre et les discriminations
liées aux IST, à l’homosexualité et à la
consommation de drogues ont été mises
en place. Et les médias, qui n’ont presque
jamais été utilisés à des
fins préventives (5), ont plutôt contribué à divulguer
une image négative du VIH/sida. Le problème
de l’utilisation de drogues injectables, alors
qu’elle est l’un des principaux facteurs
de conta-mination dans la région, n’a
jamais été envisagée sous un angle
préventif : plusieurs pays disposent de
centres de désintoxication, mais aucun, sauf
l’Iran (cf. encadré ci-dessous),
n’a mis en place des programmes de substitution à la
drogue ou de distribution de seringues.
Développer le dépistage et les soins
En matière de soins, les pays du Moyen-Orient
et du Maghreb présentent également des
lacunes structurelles, bien que leur première
réponse à l’épidémie
se soit principalement centrée sur des aspects
médicaux du VIH/sida, et non sociaux ou économiques
(la plupart des pays se sont rapidement attachés à instaurer
une surveillance du VIH/sida dans le but de sécuriser
leurs stocks de sang) (6). Dépistage en laboratoire,
gestion des déchets des hôpitaux, injection
et transfusion sans risque, diagnostic et traitement
des IST, dépistage volontaire ou traitement
du sida : « La capacité de
satisfaire aux exigences laisse à désirer
par certains aspects au moins, même dans les
meilleurs systèmes de soins. » Toutes
ces prestations souffrent du choix qu’ont fait
les gouvernements de la région, ces trente dernières
années, de privilégier l’extension
des systèmes de soins au détriment de
leur qualité et de leur pérennité.
En outre, bien que certains personnels médicaux
et paramédicaux aient été sensibilisés
au VIH, beaucoup véhiculent encore beaucoup
de préjugés très négatifs
qui posent des problèmes de discrimination et
de confidentialité aux patients qui viennent
consulter (au point qu’un certain nombre préfère
se rendre dans des structures privées ou à l’étranger
ou encore se passer de tout suivi). La qualité des
soins relatifs aux IST et au VIH/sida, varie cependant
considérablement d’un pays à l’autre.
Mauvaise à Djibouti et au Yémen, elle
ferait l’objet d’importants efforts d’amélio-ration
au Maroc.
Un nombre croissant de pays (Algérie, Bahreïn,
Iran, Jordanie, Liban, Maroc, Oman ou Tunisie) a mis
ou est en train de mettre en place, avec l’aide
de partenaires internationaux, un accès gratuit
aux traitements antirétroviraux dans le secteur
public, soit universellement (comme c’est le
cas en Tunisie), soit pour certaines populations (par
exemple, les femmes enceintes séropositives).
Des négociations pour regrouper les achats de
médicaments et faire baisser les prix sont en
cours.
Agir maintenant
D’immenses efforts restent donc à fournir
dans la région, où jusqu’à présent,
la lutte contre le sida n’a pas été considérée
comme une priorité. Malgré les aides
venues, depuis 1996, de partenaires internationaux
comme l’Unaids (Programme des Nations unies pour
lutter contre le VIH/sida), l’OMS (Organisation
mondiale de la santé), l’Unicef (Fonds
des Nations unies pour l’enfance), l’Unfpa
(Fonds des Nations unies pour la population), le Pnud
(Programme des Nations unies pour le développement)
ou la Banque mondiale, les budgets et les personnels
dédiés à la lutte contre le sida
ont toujours été insuffisants.
Des avancées intéressantes doivent
toutefois être notées. Depuis peu en effet,
les Organisations non gouvernementales (ONG) s’impliquent
considérablement en Algérie, à Djibouti,
au Liban, au Maroc, au Soudan et en Tunisie, tandis
que les personnes vivant avec le VIH/sida commencent à être
considérés comme des partenaires essentiels
dans un certain nombre de pays. En outre, de plus en
plus de pays de la région élaborent,
depuis deux ou trois ans, des stratégies de
lutte contre le sida, que les auteurs du rapport de
la Banque mondiale espèrent voir déboucher « sur
des mesures durables contre le sida dans un ensemble
de secteurs comme l’éducation, les affaires
religieuses, la jeunesse, le monde du travail, les
médias, les services en uniforme et les systèmes
pénitentiaires ».
Afficher une volonté réelle ouvre la
possibilité d’obtenir – comme
cela s’est passé pour le Maroc – de
forts soutiens internationaux. D’autres pays
comme l’Algérie, le Liban ou l’Iran
semblent également sur la bonne voie, au point
que Carol Jenkins et David A. Robalino estiment qu’ils
peuvent devenir des modèles pour la région
toute entière.
Mais le chantier est énorme. C’est uniquement
en coordonnant l’ensemble de ces acteurs qu’une
lutte efficace pourra être menée contre
le VIH/sida et les préjugés qui l’entourent.
Retarder une intervention massive pourrait avoir des
conséquences humaines dramatiques et revenir
infiniment plus cher sur le plan économique
que ce que coûterait une politique engagée
en amont.
A la région de décider, donc, si elle préfère prendre
son destin en main ou attendre qu’il soit trop tard.
Laetitia Darmon
VIH/sida au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Les coûts de l’inaction,
C. Jenkins et D. A. Robalino, Banque Mondiale, Editions
Eska, 2004.
(1) « Le point sur l’épidémie
du sida : décembre
2004 », Onusida. A télécharger sur : www.unaids.org/wad2004/EPIupdate2004_html_fr/epi04_00_fr.htm
(2) L’un des pays les plus touchés est
l’Iran.
Selon une étude nationale de 1998, les consommateurs d’opium et/
ou d’héroïne représentaient
2 % de la population, et 200 000 d’entre eux étaient
des utilisateurs de drogues injectables. Depuis, la consommation augmente régulièrement.
(3) Les auteurs insistent
sur la nécessité
de mettre en place une « surveillance de
deuxième génération », à savoir « une
approche progressive dans laquelle la surveillance de la séropositivité
est ajustée en fonction du stade de l’épidémie
et mise en relation avec des enquêtes
comportementales répétées. »
(4) En 1997, le gouvernement
de Tunisie, a lancé,
avec l’Unfpa, un programme destiné à sensibiliser
10 % des jeunes du pays, dans le cadre de centres
de consultation thérapeutique confidentiels,
de pensionnats, d’établissements scolaires, etc.
Les jeunes ont ainsi pu accéder à des conseils,
au dépistage et au traitement des IST, à l’avortement et à la
contraception. Le programme
a bien fonctionné, mais n’a pas encore été
généralisé à l’ensemble des jeunes.
(5) Pourtant, lorsque cela
s’est fait – comme
au Liban, à Oman ou au Yémen, sous forme
de films ou de représentations théâtrales – l’impact
sur les consciences a été extrêmement positif.
(6) La sécurisation, universelle dans la régionà l’exception du Yémen, reste parfois insatisfaisante. Le
rapport indique que ce manque de vigilance tient à la faiblesse des taux
de prévalence, à un manque de prise au sérieux de la gravité des
autres virus sanguins et à la croyance en l’effet protecteur
des normes sociales traditionalistes.
Déni et stigmatisation
La lourdeur du traditionalisme social et religieux
a contribué jusqu’à présent à rendre
les actions de lutte contre le sida difficiles au Moyen-Orient
et en Afrique du Nord. Le refus de voir en face certains
comportements (prostitution, sexualité hors
mariage, homosexualité, consommation de drogue)
et l’opprobre jeté contre ces derniers,
créent tant de honte et de peur que les personnes
se cachent, en même temps que la société préfère
ne pas les voir. Or les dirigeants de la région
n’ont pas combattu cette stigmatisation et cette
discrimination généralisées. D’où l’improbabilité de
politiques de prévention, en l’absence
de volonté politique forte. Les quelques associations
présentes dans la région en ont fait
l’expérience.
Au Maroc, par exemple, l’Association marocaine
de lutte contre le sida (ALCS) a cherché à agir
auprès des homosexuels. Cela s’est cependant
avéré délicat, parce que l’homosexualité étant
passible de trois à six mois de prison, elle
n’a pas de visibilité. L’ALCS a
donc choisi d’approcher dans un premier temps
le milieu de la prostitution masculine, en identifiant
peu à peu les lieux de
drague et des personnes relais. Des groupes de discussion et d’information
ont ainsi pu se monter, où des préservatifs et des dosettes de
lubrifiant ont été mis à disposition. Mais la portée
de ces actions s’est trouvée limitée : la police considère
souvent le préservatif comme une preuve de flagrant délit de
prostitution lorsqu’elle arrête des personnes qui en possèdent
sur les lieux de drague. Résultat : les usagers préfèrent
en prendre en quantité moindre, car il leur est plus facile de s’en
défaire en cas d’arrestation. De même, la criminalisation
des toxicomanes dans un certain nombre de pays de la région ne pousse
pas ces derniers à chercher de l’aide et les confine donc dans
le dangereux cercle des prises de risque.
Profils épidémiologiques
Les auteurs du rapport de la Banque mondiale distinguent
trois types de profils épidémiologiques
au Moyen-Orient et en Afrique du Nord :
> Pays ayant accumulé, grâce à des
dépistages répétés à grande échelle
(mais sans repérage des groupes à risque),
des résultats montrant une prévalence
faible : l’Egypte, la Jordanie, la Syrie
et peut-être l’Arabie Saoudite et l’Irak.
> Pays où l’on observe une progression
régulière du nombre des contaminations
et où au moins certains groupes à risque
sont identifiés : l’Algérie,
le Bahreïn, l’Iran, le Koweït, le Liban,
la Libye, le Maroc, l’Oman, la Tunisie, le Yémen
et peut-être le Qatar et les Emirats arabes unis.
> Pays où les taux de contamination dans
la population générale sont élevés
et témoignent parfois d’une épidémie
généralisée (Djibouti, le Soudan
et probablement la Somalie).
Le paradoxe iranien
L’Iran, pays d’extrême violence,
n’est pas au bout de ses contradictions. On ne
se serait pas attendu à ce que là où les
mollahs flagellent à mort les homosexuels et
les femmes adultères, un programme de substitution,
d’échange de seringues et de dépistage,
sans équivalent dans la région, se mette
en place. Mais les résultats d’études
réalisées en 1998, montrant l’ampleur
de l’utilisation de drogues en Iran (2 %
de la population, dont 200 000 utilisateurs de
seringues) et la proportion de porteurs du VIH parmi
eux, ont secoué le régime. Depuis 1999,
il est désormais possible de se faire dépister
volontairement ou parce qu’on y est envoyé (ce
qui est le cas des membres de la famille des consommateurs
de drogues injectables et des personnes séropositives)
dans des banques de sang, des centres de désintoxication
gérés par le ministère de la Justice
et la Welfare Organization, ainsi que dans les centres
de soins gérés par le ministère
de la Santé. Le dépistage est assorti
de conseils délivrés par un personnel
(psychologues, psychiatres, médecins généralistes
et autres agents de santé) formé à cet
effet par le ministère de la Santé. L’ensemble
de la prestation est gratuit. Par ailleurs, « contrairement à plusieurs
autres pays dans la région, l’Iran a autorisé la
vente sans ordonnance d’aiguilles et de seringues
en pharmacie, ce qui, selon certains rapports, pourrait
réduire de moitié l’usage de matériel
non stérile » (1). Le programme de « réduction
des dommages » a débuté quant à lui
en 2000 dans trois des provinces les plus affectées
par la toxicomanie par voie injectable. Il a été mis
en place dans des services hospitaliers, où ceux
qui le souhaitent peuvent bénéficier
gratuitement et en toute confidentialité de
conseils, de traitement à la méthadone
et d’échange d’aiguilles.
(1) « Le point sur l’épidémie
du Sida : décembre 2004 », Onusida.
www.unaids.org
Les leaders religieux contre le sida
Le 13 décembre dernier, 80 chefs religieux
du monde arabe se sont engagés à lutter
contre le sida, lors d’une réunion organisée
par le Pnud, avec l’accord de la Ligue des Etats
arabes. « Nous, leaders musulmans et
chrétiens, luttant contre l’épidémie
du sida dans le monde arabe, faisons face au danger
imminent de l’épidémie du VIH/sida
et reconnaissons une grande part de responsabilité et
un devoir d’agir de façon urgente »,
ont-ils indiqué dans une déclaration
commune. Celle-ci exprimait le souhait de voir s’abolir « toute
forme de discrimination, d’isolation, de marginalisation
et de stigmatisation des personnes affectées
par le virus ». Des paroles dont il
faut espérer qu’elles soient suivies d’effets.
Source : Centre de nouvelles de l’ONU
(www.un.org).
Chiffres
540 000 enfants et adultes vivant avec le
VIH/sida en 2004, dont 250 000 femmes.
28 000 morts causées par le sida en
2004.
2 % de prévalence au Soudanen 2004,
et 2,8 % à Djibouti en 2003. Le Soudan
regroupe 80 % des personnes vivant avec le
VIH dans la région. Des enquêtes dans
des villes du sud soudanais – proche
de l’Ouganda – ont montré que
seuls 20 % des adultes savaient ce qu’est
un préservatif.
Source : Onusida.